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LONDRES (AFP) - Des
chercheurs britanniques ont annoncé fin
Juillet 2008 la découverte d'un traitement de la maladie d'Alzheimer qui
pourrait ralentir sensiblement l'apparition des symptômes de cette maladie
irréversible.
Le traitement, baptisé Rember, cible
les amas de protéines tau qui se forment à l'intérieur des cellules du cerveau
des malades d'Alzheimer et les détruisent, provoquant ainsi des troubles de la
mémoire caractéristiques de la maladie.
Ces résultats "sont l'avancée la plus significative dans le traitement des
amas depuis leur découverte par Alois Alzheimer en 1907", a affirmé le
professeur Claude Wishik de l'université d'Aberdeen en Ecosse, cofondateur de
l'entreprise à l'origine de la découverte.
Une première étude des effets du traitement a été menée sur 321 patients aux
stades précoce et moyen de la maladie en Grande-Bretagne et à Singapour.
Les malades qui avaient pris ce nouveau traitement ont vu le déclin de leurs
capacités mentales se réduire de 81%, par rapport au groupe témoin, ont annoncé
les scientifiques.
Le professeur Clive Ballard, directeur de recherche à l'institut britannique
d'Alzheimer prévient : "Des essais à plus grande échelle doivent
maintenant être menés pour confirmer l'inocuité de ce traitement et savoir dans
quelle mesure cela pourrait bénéficier aux milliers de personnes qui vivent
avec cette maladie dévastatrice".
La maladie d'Alzheimer est une maladie dégénérative incurable du cerveau qui
entraîne des troubles de la mémoire et du comportement.
La maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés touchent plus de 24 millions
de personnes dans le monde (860.000 en France avec 165.000 nouveaux patients
par an) et "va doubler tous les 20 ans", selon un rapport de l'OMS.
Publié
le: 30/07/2008 à 13:11:30 GMT Source : AFP
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(26/06/2008) - Un logiciel pour
détecter Alzheimer 
Un logiciel pour détecter Alzheimer
Des chercheurs du CNRS ont mis au point un logiciel permettant de détecter les
anomalies cérébrales apparaissant dans les premiers stades de la maladie
d’Alzheimer. Cet outil pourrait aider les médecins à établir un diagnostic
précoce.
La maladie d’Alzheimer est une
affection neurodégénérative qui entraîne la perte progressive et irréversible
des fonctions cérébrales. Elle affecte généralement les personnes de plus de 65
ans et s'accompagne d'une panoplie de symptômes très pénibles. En Europe plus
de cinq millions d’individus en souffrent et ce nombre devrait doubler dans les
20 ans. A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitements susceptibles de la
soigner mais certains médicaments peuvent freiner son évolution à condition
qu’ils soient administrés dès l’apparition des premiers symptômes.
Malheureusement, il n’existe pas non plus d’examens permettant d’affirmer la
réalité de la maladie, seule l’étude anatomo-pathologique du cerveau après le
décès conduit à un diagnostic définitif. Les médecins s’appuient donc sur un
faisceau d’indices pour la dépister. Cette situation conduit souvent à des
retards dans la prise en charge puisque le diagnostic dépend de l’efficience du
médecin.
Des chercheurs du
Laboratoire de neurosciences cognitives et d’imagerie cérébrale ont mis au
point, en collaboration avec des équipes de l’Inserm à l’hôpital de la
Salpetrière, un logiciel permettant de mesurer le volume de l’hippocampe, une
structure du cerveau dévolue aux processus mémoriels et dont la taille diminue
aux premiers stades de la maladie. Cette mesure n’est aujourd’hui pratiquement
jamais réalisée car elle est longue et délicate.
Le logiciel
permet, à partir d’une IRM (imagerie par résonance magnétique), de reconstruire
des structures cérébrales et de calculer leur volume. « Grâce à cette
méthode, le médecin peut obtenir en une dizaine de minutes une mesure de la
volumétrie hippocampique. Il dispose ainsi d’un indice supplémentaire pour
établir son diagnostic » précise Olivier Colliot, spécialiste en
traitement d’image au CNRS. Les tests effectués sur des patients malades ont
permis de confirmer le diagnostic d’Alzheimer chez la grande majorité d’entre
eux. D’autres séries d’essais sont déjà programmées. Les chercheurs doivent
notamment élargir leur base de données pour établir des mesures de référence
sur des patients sains en fonction de leur classe d’âge. Selon, O.Colliot, avec
un partenariat industriel, cette méthode pourrait avoir une application
pratique dans les centres d’imagerie dans les deux ou trois à venir.
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Enkam, une
petite entreprise danoise de biotechnologie, issue de
l'Université de Copenhague (spin off), est sur le point de
trouver le premier médicament permettant de
guérir la maladie d'Alzheimer. Enkam a en effet
développé une peptide synthétique : la
FGLL (fibrinogen-like protein), qui inverse le processus de
développement de la maladie d'Alzheimer en
empêchant la mort des cellules nerveuses et en
rétablissant les liaisons entre les neurones.
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Enkam, une petite
entreprise danoise de biotechnologie, issue de l'Université
de Copenhague (spin off), est sur le point de trouver le premier
médicament permettant de guérir la maladie
d'Alzheimer. Enkam a en effet développé une
peptide synthétique : la FGLL (fibrinogen-like protein), qui
inverse le processus de développement de la maladie
d'Alzheimer en empêchant la mort des cellules nerveuses et en
rétablissant les liaisons entre les neurones.
Les premiers tests de phase I sur 24 personnes en bonne
santé, commencés début 2005 et
terminés en mai, ont démontré que la
FGLL n'induisait pas d'effet secondaire significatif.
"Les médicaments que l'on trouve aujourd'hui pour traiter la
maladie d'Alzheimer ne peuvent que stabiliser l'avancement de la
maladie pendant 6 à 12 mois et ne permettent pas
d'amélioration.
La maladie d'Alzheimer est caractérisée par une
accumulation de beta-amyloid, par la mort de neurones et par des
troubles de la mémoire. Un traitement idéal de
cette maladie serait donc de faire disparaître le
beta-amyloid, d'empêcher la mort cellulaire et de restaurer
la mémoire, ce que fait exactement le FGLL" explique Morten
Albrechtsen, directeur de Enkam.
Le Professeur Elisabeth Bock qui fait, elle aussi, partie de la
direction d'Enkam, est à la pointe de la recherche dans ce
domaine. Elle est en effet la première à avoir
découvert la molécule responsable de la formation
de connections entre les neurones.
La prochaine étape sera de tester les effets du
médicament et trouver le bon dosage (phase II), puis
viendront les tests sur un grand groupe de personnes pour
déterminer si le médicament est plus efficace que
ceux déjà sur le marché (phase III).
Enkam est déjà en train de chercher des
partenaires susceptibles de fournir les 130 millions d'euros
nécessaires à la mise en oeuvre de ces tests.
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