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Les
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persévération
AGNOSIE
Cela concerne les
capacités de reconnaissances. Notre cerveau va recevoir des
informations sur un objet par exemple, et doit être capable
d’identifier ce qu’il est et à quoi il
sert.
L’agnosie correspond à
l’incapacité de faire le lien avec ce
qu’est cet objet.
Le cerveau
reçoit des informations selon différentes
modalités, sensorielles, visuelle, auditive, olfactive,
tactile, qui sont traitées par des zones
différentes. Très souvent les malades souffrent
d’agnosie visuelle (impossibilité de
reconnaître par la vue). Cependant d’autres
modalités sensorielles encore efficaces peuvent
être utilisées pour compenser cette perte.
Par exemple, une personne peut spontanément prendre un objet
dans la main et immédiatement se rendre compte de ce que
c’est. Il faut savoir utiliser cette ressource en
plaçant systématiquement dans la main
d’une personne ce que l’on veut qu’elle
identifie et utilise. Les comportements étonnants des
personnes qui tripotent des tissus, des objets ou des personnes sont
motivés par l’agnosie.
Elles ne savent plus ce que c’est et cherchent à
comprendre.
Quand malgré leur exploration on voit qu’elles ne
sont pas plus informées, c’est qu’elles
souffrent aussi d’une agnosie tactile.
Au quotidien, les agnosies sont à
l’origine de beaucoup de troubles du comportement, car la
personne, ne reconnaissant pas les objets, va avoir des attitudes
inadaptées.
Au-delà des
modalités sensorielles nous fonctionnons selon des
catégories de reconnaissance.
Dans ce type de maladie on
retrouve spécifiquement deux agnosies bien
particulières :
-
La prosopagnosie.
Elle concerne l’impossibilité à
reconnaître les visages. C’est quelque chose que
présentent beaucoup de malades. C’est parfois
à cause de cette agnosie spécifique
qu’ils ne reconnaissent pas les personnes, et non pas
d’un problème de mémoire. Beaucoup
compensent par la voix et c’est pour cela qu’il est
recommandé de parler à la personne pour entrer en
relation avec elle.
-
L’anosognosie.
Elle est parfois confondu avec le déni, qui est un
mécanisme de défense psychologique normal.
Il s’agit de la non-reconnaissance de sa maladie. Les
troubles de la mémoire, de l’orientation, des
gestes, ne sont pas perçus par le malade. Selon lui, il
n’est pas malade. Cette agnosie rend
l’accompagnement difficile car cela empêche la mise
en place de stratégie consciente de compensation par le
malade, et suscite des réactions
d’agressivité car il ne peut pas accepter les
mesures que l’on peut être amené
à prendre et qui lui semble totalement
injustifiées.
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