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Le diagnostic devrait
toujours être posé par une équipe
pluridisciplinaire, et à plus forte raison la
non-confirmation de ce type de diagnostic. En effet, ces maladies,
surtout en début d’évolution, sont
parfois très difficiles à repérer.
C’est la combinaison des explorations qui permet de se
prononcer plus surement.
Plusieurs examens sont
nécessaires, certains ont pour objectif de faire un
diagnostic différentiel, c'est-à-dire de
s’assurer qu’une autre pathologie n’est
pas à l’origine des symptômes.
Il est donc
recommandé de s’adresser à une
consultation spécialisée : centre
mémoire, service de neurologie, de gériatrie et
certains services de psychiatrie. De plus, le diagnostic doit
impérativement être suivi d’un projet
d’accompagnement médical, psychologique,
social… C’est le plus souvent au sein de services
spécialisés que l’on
développe ce type de démarche auprès
du patient et de sa famille.
Pour connaître les centres de diagnostic dans votre
région, contactez l’association France Alzheimer
de votre département.
L’imagerie
(scanner ou IRM) permet de voir l’aspect des structures
cérébrales, en particulier de distinguer les
atrophies sur certaines zones, mais elle permet surtout de
vérifier qu’il n’y a pas de tumeurs. Les
outils d’imagerie ne permettent pas encore
aujourd’hui de voir les cellules pathologiques, qui ne seront
visibles qu’en cas d’autopsie post mortem. Cela se
fait encore dans un contexte de recherche, avec un accord
écrit. Les nouveaux scanners visualisent maintenant des
atrophies de l’hippocampe à des stades
précoces de la maladie.
Cela va surement permettre des diagnostics plus
précoces. Comme pour tous les examens en imagerie, le type
de matériel utilisé, les techniques
d’utilisation et les compétences du lecteur des
clichés sont importants.
La consultation
neurologique est faite par le médecin neurologue. En
début de maladie l’examen neurologique est souvent
normal car les troubles n’apparaissent pas encore et ne
permettent pas de détecter la maladie. Seul, il est donc
insuffisant pour définir qu’il n’y a pas
de maladie neuro-dégénérative. Il
consiste en un examen clinique, par lequel le médecin va
rechercher un certain nombre de signes et de réactions
indiquant un trouble neurologique.
Il va, entre autre, rechercher :
- Des troubles oculomoteurs
- Des troubles de la marche
- Des troubles de l’équilibre
- Un syndrome parkinsonien
- Des signes de focalisation
- Des anomalies neurologiques
atypiques…
Un bilan biologique doit également
être prescrit. Certains troubles cognitifs peuvent avoir une
cause métabolique. Ils sont réversibles si
l’on met rapidement en place un traitement de
complément. On recherchera :
- Des carences en vitamines
- Des carences hormonales
- Une déshydratation
- Une infection
- Une intoxication
Le bilan neuropsychologique doit être
réalisé par un psychologue-neuropsychologue. Il
s’agit de faire passer une série de tests sous
forme de questions ou de tâches simples à
accomplir pour évaluer les capacités cognitives
du patient. Encore aujourd’hui, c’est
l’examen neuropsychologique qui permet de détecter
les symptômes le plus précocement. Les tests
possibles sont nombreux, plus ou moins longs, plus ou moins sensibles
au moindre trouble. Chaque neuropsychologue choisira les tests qui sont
pertinents pour le patient. C’est ce qui permettra de faire
apparaître ou non le caractère pathologique de la
plainte, puis d’orienter vers un type de maladie. Il donne
également une estimation de la
sévérité de la maladie. Plus le bilan
neuropsychologique est fait en début de maladie, plus il
sera long, car tout doit être exploré. A un stade
évolué de maladie, il est impossible de faire
passer ces tests.
Il explorera en particulier :
- La mémoire, pour la
mémoire épisodique la présence
d’un tiers est indispensable.
- Les praxies
- Le langage
- Les gnosies
- Les capacités attentionnelles
- Les capacités de raisonnement
- Les capacités de jugement
- Les capacités à passer
d’une consigne à une autre
- L’orientation temporelle et spatiale
- L’humeur dépressive
Les examens sont discutés en
équipe afin de poser un diagnostic, quand cela est possible.

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